La carte SST est le nom courant du certificat de sauveteur secouriste du travail. Il est délivré à l’issue de la formation SST de 14 heures, aux participants qui ont suivi toute la formation et réussi les épreuves, puis reste valable 24 mois. Pour le prolonger, le titulaire suit un stage de maintien et actualisation des compétences (MAC) de 7 heures avant la date de fin de validité.
L’essentiel en bref :
- Le certificat SST est un certificat de modèle national, délivré par l’intermédiaire d’un organisme habilité par l’Assurance maladie – Risques professionnels et l’INRS.
- Il reste valable 24 mois, et sa validité se prolonge par un MAC de 7 heures qui se termine par de nouvelles épreuves.
- Une fois la date de fin de validité dépassée, le salarié ne peut plus intervenir en tant que SST et doit, en règle générale, refaire la formation initiale.
Table des matières
La carte SST est le certificat national du sauveteur secouriste du travail

On parle de carte SST, parfois de brevet SST, mais le document officiel n’a qu’un nom. Les textes de l’INRS parlent d’un certificat SST de modèle national, délivré obligatoirement par l’intermédiaire de l’entité habilitée qui a assuré la formation.
Dans le dispositif de sauvetage secourisme du travail, seuls les organismes habilités par l’Assurance maladie – Risques professionnels et l’INRS peuvent assurer les formations SST. À l’issue de la formation, ce sont ces deux institutions qui délivrent le certificat de sauveteur secouriste du travail. Chaque année, plus d’un million de salariés sont formés comme sauveteur secouriste du travail, en formation initiale ou lors du maintien et de l’actualisation des compétences.
Dans la pratique, les organismes travaillent avec Forprev, l’outil de gestion national du dispositif. Toutes les sessions de formation SST doivent y être enregistrées, et l’outil sert aussi à éditer les certificats, que l’organisme de formation envoie ensuite aux participants. Chez VoltWork, le stagiaire reçoit son certificat au format PDF, édité depuis Forprev, et aucune carte plastique n’est éditée.
Le certificat ouvre aussi une équivalence. Un titulaire du certificat SST à jour de ses obligations de formation continue est réputé détenir l’unité d’enseignement « Prévention et secours civiques de niveau 1 » (PSC1). L’équivalence ne joue que dans ce sens : pour le titulaire d’un PSC1 récent, l’organisme de formation peut seulement mettre en œuvre un processus pédagogique distinct. Les écarts entre ces deux formations de secourisme sont détaillés dans notre article sur la différence entre PSC1 et SST.
Le certificat s’obtient à l’issue de la formation initiale de 14 heures
Pour devenir SST, il faut d’abord suivre la formation initiale. La formation de sauveteur secouriste du travail est ouverte à tout salarié, et aucun prérequis n’est exigé. Elle dure 14 heures en présentiel, auxquelles s’ajoute, le cas échéant, le temps nécessaire pour traiter les risques spécifiques de l’entreprise ou de la profession. Chaque session réunit de 4 à 10 personnes.
Le programme prépare le salarié à ses deux rôles : porter les premiers secours à toute victime d’un accident ou d’un malaise, et être acteur de la prévention dans l’entreprise. Il couvre les conduites à tenir face à une situation dangereuse (repérer les dangers et les personnes exposées, déterminer les risques, remonter les informations) puis face à une situation d’accident : protéger, examiner, faire alerter ou alerter, secourir la victime.
La formation est assurée par un formateur SST certifié, qui fait partie d’une entreprise ou d’un organisme de formation habilités. Elle alterne exposés interactifs, démonstrations, études de cas et mises en situation pratiques. Les stagiaires s’entraînent sur un matériel pédagogique spécifique, dont des mannequins de réanimation adulte, enfant et nourrisson et un défibrillateur automatisé externe de formation. Notre article sur le défibrillateur DAE explique le fonctionnement de l’appareil réel. Le rôle du sauveteur secouriste au quotidien, en intervention comme en prévention des risques, fait l’objet d’un article à part.
Pour obtenir le certificat, le stagiaire passe 2 épreuves certificatives en fin de formation. Elles permettent une évaluation distincte de chaque compétence et ne doivent pas dépasser 2 heures. Le certificat est obtenu dès lors que l’ensemble des 8 compétences sont acquises selon les critères de la grille de certification. Seuls les candidats qui ont suivi la totalité de la formation, sauf allègement prévu pour les titulaires du PSC1, et réussi les épreuves dans leur intégralité peuvent y prétendre.
Ces 8 compétences se répartissent en deux domaines :
- intervenir face à une situation d’accident du travail : situer son rôle de SST dans l’organisation des secours dans l’entreprise, protéger de façon adaptée, examiner la victime, garantir une alerte favorisant l’arrivée de secours adaptés au plus près de la victime, puis secourir la victime de manière appropriée ;
- contribuer à la prévention des risques professionnels dans l’entreprise : situer son rôle de SST dans l’organisation de la prévention de l’entreprise, caractériser des risques professionnels dans une situation de travail et participer à la maîtrise des risques professionnels par des actions de prévention.
L’aide-mémoire « Sauvetage secourisme du travail » de l’INRS (ED 4085) doit aussi être remis aux participants à l’issue de la formation initiale, puis de nouveau au MAC en cas de perte ou de mise à jour.
VoltWork organise la formation dans les locaux de l’entreprise, sur des situations proches du terrain : c’est le format de la formation SST à Paris comme dans nos autres villes.
Échec aux épreuves : une attestation de fin de formation, pas de certificat
Un stagiaire qui n’a pas validé une ou plusieurs compétences du référentiel ne peut pas obtenir son certificat de SST. Si le temps le permet, le formateur peut lui faire repasser l’une ou les 2 épreuves qui correspondent aux compétences manquantes. Sinon, il peut se réinscrire à une nouvelle session et demander, de préférence à l’organisme qui l’a formé, un allègement de formation. Il présente alors l’attestation de fin de formation reçue à l’issue de la première session, qui fait apparaître ses résultats. L’INRS préconise que cette session de rattrapage ait lieu dans les 6 mois qui suivent la première.
La carte SST est valable 24 mois
La durée de validité du certificat est fixée à deux ans. Pour la prolonger, le SST suit un stage de maintien et actualisation des compétences (MAC) tous les 24 mois, et réussit de nouveau les épreuves certificatives. Le MAC dure 7 heures en présentiel. Il doit avoir lieu avant la date de fin de validité du certificat : c’est cette date, et non celle de la formation, qu’il faut surveiller.
Pour le salarié, savoir si son SST est encore valable revient à vérifier la date de fin de validité de son certificat. Pour l’employeur, la question se pose à l’échelle de toute l’équipe. Les entreprises s’assurent du maintien et actualisation des compétences de l’ensemble de leur personnel formé au sauvetage secourisme du travail, afin de garantir dans le temps leurs capacités d’intervention. Un tableau qui liste chaque SST et sa date d’échéance, tenu par le responsable sécurité ou les ressources humaines et mis à jour après chaque session, évite qu’un certificat expire sans que personne ne s’en aperçoive.
Le recyclage prend la forme d’une session de maintien et actualisation des compétences. VoltWork organise le MAC SST dans les locaux de l’entreprise, pour former un groupe de collaborateurs le même jour.
Recyclage SST avec date dépassée : retour à la formation initiale
Il suffit d’une session de MAC reportée, d’un départ en congé ou d’un tableau de suivi oublié pour que la date de fin de validité passe. Pour l’INRS, un SST dont la date de fin de validité du certificat est dépassée ne peut plus exercer en tant que SST. Il conserve néanmoins son obligation de porter assistance à une personne en péril, prévue par l’article 223-6 du code pénal.
Le MAC sert à prolonger un certificat encore valide : l’INRS conditionne cette prolongation à un MAC suivi avant la date de fin de validité. Passé cette date, la voie habituelle est de refaire la formation initiale de 14 heures, qui se termine par les épreuves certificatives et donne un nouveau certificat valable 24 mois.
Programmer le MAC avant l’échéance évite donc de refaire les 14 heures. En attendant son nouveau certificat, le salarié ne compte plus parmi les SST de l’entreprise. L’organisation des secours doit en tenir compte, en particulier dans les ateliers où la présence d’un secouriste est exigée.
Carte SST perdue : l’organisme qui a formé est l’interlocuteur à contacter
En cas de perte, le bon réflexe est de contacter l’organisme de formation qui a assuré la session. C’est lui qui a édité le certificat dans Forprev et qui l’a envoyé au participant. C’est aussi lui qui conserve les grilles de certification de chaque stagiaire, au minimum pendant la durée de la certification.
Les textes de l’INRS ne décrivent pas de procédure de duplicata : la réponse dépend donc de l’organisme et des documents qu’il a gardés. La perte n’est pas anodine, car le certificat sert de justificatif pour suivre un MAC, réservé aux titulaires du certificat SST délivré par une entité habilitée. Le plus simple reste de prévenir le problème : conserver le PDF dès sa réception, et en remettre une copie au service des ressources humaines ou au responsable sécurité, qui tient le suivi des échéances.
Pour l’employeur, les SST répondent aux obligations de secours du Code du travail
Le Code du travail ne mentionne pas de carte SST. Il impose en revanche qu’un membre du personnel reçoive la formation de secouriste nécessaire pour donner les premiers secours en cas d’urgence dans chaque atelier où sont accomplis des travaux dangereux. La même règle vaut sur chaque chantier employant vingt travailleurs au moins pendant plus de quinze jours où sont réalisés des travaux dangereux. Les travailleurs ainsi formés ne peuvent pas remplacer les infirmiers.
Plus largement, en l’absence d’infirmiers, ou lorsque leur nombre ne permet pas d’assurer une présence permanente, l’employeur prend, après avis du médecin du travail, les mesures nécessaires pour assurer les premiers secours aux accidentés et aux malades. Ces mesures sont consignées dans un document tenu à la disposition de l’inspection du travail. Les lieux de travail doivent aussi être équipés d’un matériel de premiers secours adapté à la nature des risques et facilement accessible, par exemple une trousse de secours.
Pour l’INRS, la mission du SST répond à ces obligations réglementaires, à commencer par celle qui impose à l’employeur de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs (article L4121-1). Elle répond aussi à l’organisation des secours prévue par l’article R4224-16 et à la présence de secouristes prévue par l’article R4224-15. Les entreprises gèrent leurs SST en faisant en sorte qu’ils soient en nombre adapté et bien répartis en fonction de l’organisation du travail et des risques professionnels. Le jour d’un accident, chacun applique la même conduite à tenir, résumée dans le plan d’intervention SST. Le reste du temps, le SST est un acteur important de la prévention des risques professionnels et contribue à la démarche globale de prévention de l’entreprise.
Questions fréquentes sur la carte SST
Oui. Selon l’INRS, la formation permet l’obtention d’un certificat valable au niveau national. Sa validité reste limitée dans le temps : 24 mois, à prolonger par un MAC.
Non. Le SST formé dans le cadre de son parcours scolaire initial détient les mêmes compétences qu’un SST formé dans le cadre de la formation professionnelle continue. Devenu salarié, il maintient ses compétences par un MAC organisé par son employeur.
Non. L’équivalence ne joue que du SST vers le PSC1. Pour le titulaire d’un PSC1 de moins de trois ans, ou à jour, l’organisme peut seulement prévoir un processus pédagogique distinct. Voir notre comparatif PSC1 ou SST.
Le MAC se suit auprès d’un organisme habilité, avant la date de fin de validité du certificat. Le seul prérequis fixé par l’INRS est d’être titulaire du certificat SST délivré par une entité habilitée. VoltWork l’organise en intra : voir la page recyclage MAC SST.